Le developpement durable

un choix indispensable

Augmentation des gaz à effet de serre,réchauffement climatique,déforestation... Pour lutter contre la pollution et préserver l'environnement,le développement durable est incontournable.

d'ou vient le concept ?

Sa première apparition remonte à 1972,lors de la conférence des Nation Unies à stockholm,ou il émerge sous le nom de <éco-développement>. Des personnalités insistent alors sur la nécessité d'intégrer la prudence écologique dans les modèles de développement économique.

Le temps passe et dans les années 80,on découvre les pluies acides,le trou dans la couche d'ozone,l'effet de serre,la déforestation,les catastrophes naturelles,les marées noires,la croissance incessante du volume des déchets à éliminer, l'ampleur des décharges...

En 1987,Madame Brundtland, Premier ministre de la Norvège et Présidente de la Commission Mondial sur L'Environementet le Développement, publie le rapport "notre avenir à tous" et définit le développement durable comme "un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la cpacité des génération futures à répondreaux leurs",notamment en évitant le gaspillage des matières première et en limitant la pollution.

Ce concept est adopté dans le monde entier.Il correspond à une prise de conscience générale de la nécessité de maintenir un équilibre entre le développement économique et le respect de l'environnement et des peuples.

Quels sont les enjeux ?

Historiquement, le mode de pensée qui est à l'origine de la Révolution industrielle du XIXe siècle a introduit des critères de croissance essentiellement économiques. On retrouve ces critères dans le calcul du Produit national brut, dont l'origine remonte aux années 1930.

Des corrections ont été apportées dans la deuxième moitié du XIXe siècle sur le plan social, avec l'apparition d'associations à vocation sociale et du syndicalisme. L'expression "économique et social" fait depuis partie du vocabulaire courant.

Mais les pays développés (ou pays du Nord) ont pris conscience depuis les années 1970 que leur prospérité était basée sur l'utilisation intensive de ressources naturelles finies, et que par conséquent, outre l'économique et le social, un troisième aspect a été négligé : l'environnement. Par exemple, on estime que l'empreinte écologique mondiale a dépassé la capacité biologique de la Terre à se reconstituer vers le milieu des années 1970[3], c'est-à-dire que l'homme consomme chaque année plus de ressources naturelles qu'il ne s'en régénère.

Pour certains analystes[4], le modèle de développement industriel n'est pas viable ou insoutenable sur le plan environnemental, car ne permettant pas un "développement" qui puisse durer. Les points cruciaux sont l'épuisement des ressources naturelles (matières premières, énergies fossiles pour les humains), la destruction et fragmentation des écosystèmes, la diminution de la biodiversité qui diminuent la résilience de la planète ou encore le changement climatique dû aux émissions de gaz à effet de serre.

Le développement (industriel, agricole, urbain) génère des pollutions immédiates mais aussi différées (comme les pluies acides ou le changement climatique) et contribue à la surexploitation des ressources naturelles (comme la déforestation de la forêt équatoriale). Il provoque une perte en termes de biodiversité par l'extinction d'espèces végétales ou animales (extinction bien entendu irréversible).

Au problème de viabilité s'ajoute un problème d'équité : les pauvres subissent le plus la crise écologique et climatique, et il est à craindre que le souhait de croissance des pays sous-développés (souvent appelés pays du Sud) vers un état de prospérité similaire, édifié sur des principes équivalents, n'implique une dégradation encore plus importante et accélérée de la biosphère. Si tous les États de la planète adoptaient l'American Way Of Life (qui consomme près du quart des ressources de la Terre pour 7% de la population) il faudrait 5 ou 6 planètes. Et si tous les habitants de la planète vivaient avec le même train de vie que la moyenne française, ce ne sont pas moins de 3 Terre qui seraient nécessaires[5].

De plus, les catastrophes industrielles de ces trente dernières années (Tchernobyl, Seveso, Bhopal, Exxon Valdez, etc.) ont interpellé l'opinion publique et les associations telles que le WWF, les Amis de la Terre, Greenpeace. (voir aussi Chronologie de l'écologisme)

(source wikipédia )

Les énergies renouvelables

Le Plan énergie 2006-2010, qui vient d’être voté par les élus régionaux, veut encourager les énergies renouvelables. Principale nouveauté : des aides financières aux particuliers.

Outre les mesures générales, le Plan énergie prévoit des aides financières pour inciter les particuliers à installer chez eux des équipements utilisant des énergies renouvelables : Chauffe-eau solaire individuel (CESI) : une subvention de 50% sur le montant HT de la main d’œuvre, plafonnée à 900 €

Système solaire combiné (eau chaude solaire + chauffage) : une subvention de 50% sur le montant HT de la main d’œuvre, plafonnée à 1 500 €, uniquement s’il couvre plus de 25% des besoins en chauffage

Capteurs solaires photovoltaïques : une subvention de 50% sur le montant HT de la main d’œuvre, plafonnée à 1 500 €

Pompe à chaleur géothermale : une subvention de 50% sur le montant HT de la main d’œuvre, plafonnée à 1 500 € Ces aides régionales portent sur la main d’œuvre pour l’installation.

Elles ne seront accordées que pour des travaux réalisés par des entreprises labellisées Qualisol : une liste est disponible à l’ADEME au 01 49 01 45 58. Les particuliers doivent attendre le courrier de la Région leur indiquant que la subvention leur est accordée pour commencer l’installation. Tout sur les différents équipements, les autres subventions et le crédit d’impôt proposé par l’Etat :

www.ademe.fr/particuliers

La photovoltaïques

L''énergie solaire comprend 2 filières : la filière photovoltaïque pour produire de l'électricité et la filière thermique pour produire de la chaleur.

Le principe
Principe des panneaux photovoltaïques : les rayons lumineux percutent les cellules photovoltaïques constituées de matériau semi-conducteur (en général le silicium). La lumière crée un déplacement d'électron dans le matériau et donc la production d'un courant électrique. L'électricité est alors directement utilisée pour des besoins domestiques, stockée dans des batteries ou injectée sur le réseau électrique de distribution public. Il faut 10m2 de panneaux pour obtenir une puissance de 1 kW.
 
Principe des capteurs solaires : Le flux solaire est directement converti en chaleur pour le chauffage de l'eau ou des habitations, par l'intermédiaire de capteurs solaires thermiques.
Le capteur absorbe le rayonnement solaire et le transforme en chaleur transmise à un fluide (eau + antigel ou air) caloporteur. La chaleur ainsi captée est ensuite transférée vers un réservoir de stockage. Il se présente sous forme de caissons de différentes dimensions, ou sous forme d’éléments séparés à intégrer directement dans l’architecture des bâtiments. Ses dimensions peuvent varier de quelques mètres carrés (individuel) à plusieurs centaines de mètres carrés (installations collectives).

Production et utilisation
L'électricité produite par le solaire photovoltaïque n'est pour le moment pas compétitive avec l'électricité produite dans les centrales actuelles. De ce fait les seules applications actuelles concernent des sites isolés pour la fourniture de puissances relativement réduites. En France, plus de 10 000 foyers bénéficient de l'électricité photovoltaïque, et plus de 7 000 foyers éloignés du réseau n'ont accès à l'électricité que par le biais de cette technologie.

Les contraintes
Le coût d'installation des panneaux et capteurs, leur encombrement et leur rendement relativement limité freinent encore le développement de l'énergie solaire. Dans l'avenir des progrès sont escomptés dans le domaine des cellules photovoltaïques, qui devraient permettre la poursuite de la baisse des coûts.
Par ailleurs, il faut prévoir des systèmes de stockage car l'énergie solaire n'existe plus la nuit. Un large développement de l'utilisation des cellules photovoltaïques demandera donc des progrès dans le domaine du stockage d'électricité pour pallier l'intermittence de la fourniture d'énergie.

(source IFP )

Le granulé bois

Les granulés bois sont des combustibles issus du compactage des sous-produits de la transformation du bois comme la sciure qui est affinée, séchée et ensuite compressée sans colle ni additif (enfin normalement!).

Le diamètre d'un granulé oscille entre 6 et 8 mm et sa longueur est de 15 à 25 mm. Son taux d'humidité est très faible, moins de 10%, ce qui améliore sa combustion et la production de chaleur. La combustion des granulés ne dégage aucune fumée uniquement des gaz. Le taux de cendres est inférieur à 1%. Le pouvoir calorifique est d'environ 5 kWh par kg. Bref les rendements énergétiques sont très bons!

Bio carburant

Un biocarburant (ou agrocarburant) est un carburant produit à partir de matériaux organiques renouvelables et non-fossiles. Cette production peut se faire à partir d’un ensemble de techniques variées : production d’huile, d’alcool par fermentation alcoolique de sucres ou d’amidon hydrolysé, carburants gazeux obtenus à partir de biomasse végétale ou animale (dihydrogène ou méthane), ou carburants solides comme le charbon de bois.

Pour utiliser les biocarburants dans les moteurs, deux approches sont possibles :

  • Soit on cherche à adapter le biocarburant (par transformation chimique pour obtenir du biodiesel par exemple) à des moteurs conçus pour fonctionner avec des dérivés du pétrole ; c’est la stratégie actuellement dominante mais elle n’a pas le meilleur bilan énergétique ni environnemental.
  • Soit on cherche à adapter le moteur au biocarburant naturel, non transformé chimiquement. Plusieurs sociétés se sont spécialisées dans ces adaptations. La substitution peut être totale ou partielle. Le moteur Elsbett fonctionne par exemple entièrement à l’huile végétale pure. Cette stratégie permet une production locale et plus décentralisée des carburants.

Bioethanol
envoyé par gaune_692

La géothermie

La géothermie utilise la température plus élevée du sous-sol de la Terre pour produire de la chaleur ou de l'électricité.

Le principe
La géothermie basse température est la plus facile d'accès : elle représente une énergie d'appoint pour le chauffage des bâtiments, en étant le plus souvent associée à des pompes à chaleur.
Pour produire de l'électricité, on utilise la géothermie à haute énergie, qui exploite des sources hydrothermales très chaudes (en Islande notamment) ou des forages très profonds, dans lesquels on injecte de l'eau sous pression dans la roche. Grâce à la vapeur qui jaillit, on obtient une pression suffisante pour alimenter une turbine et générer de l'électricité.

Atouts et handicaps
Parmi les énergies renouvelables, la géothermie présente l’avantage de ne pas dépendre des conditions atmosphériques (soleil, pluie, vent) : c’est donc une source d'énergie quasi-continue.
Les coûts d'investissement sont élevés ; On ne peut pas avoir recours à la géothermie partout; les conditions géologiques doivent s'y prêter.

(source IFP)

L'éolien

L'énergie éolienne est produite grâce à la force exercée par le vent sur les pales d'une hélice. Cette hélice est montée sur un mât de 50 à 110 mètres de haut, et le diamètre du cercle balayé par les 3 pales varie de 40 à 120 mètres.

Le principe
Le vent fait tourner les pales, entre 10 et 25 tours par minute. L'énergie mécanique produite est transformée par un générateur en énergie électrique, dont la quantité dépend de la surface balayée.

La production
L'éolien représente une technologie relativement mature, produisant de l'électricité dans des conditions proches de la rentabilité. La puissance installée a fortement augmenté au cours de ces dernières années, surtout au sein de l'Union européenne.
L'énergie éolienne alimente aujourd'hui la consommation électrique de 10 millions de personnes en Europe et permet d'éviter la production de 24 millions de tonnes de gaz carbonique par an. L'offshore (en mer) offre des perspectives intéressantes pour le développement de l'éolien malgré des coûts plus élevés, et ce, pour bénéficier de vents plus forts et réguliers, ainsi que pour éviter l'impact visuel et sonore des constructions à terre.

Les contraintes
Avant l'installation d'une éolienne ou d'un parc, une étude d'impact de plusieurs années est nécessaire. Pour présenter un intérêt, une éolienne doit être implantée dans un endroit où les vents sont suffisamment puissants (mais pas trop non plus) et réguliers. Comme le solaire, l'énergie éolienne présente l'inconvénient d'être intermittente. Ce qui a pour conséquence soit de limiter sa contribution à une part assez faible, soit de devoir lui adjoindre un système de stockage coûteux. Comme pour d'autres énergies, la proximité des villes est essentielle pour limiter les coûts d'acheminement de l'électricité produite. La modification du paysage liée à l'implantation d'éoliennes fait également débat.

(source IFP )